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Le rêve américain |
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Originaire de Beaufays, Jean-Robert Barbette a réussi aux États-Unis. Il est devenu
prof de sport. Il a d’ailleurs entraîné quelques stars dans sa salle de Aspen. Partir loin de chez soi. Découvrir des horizons inconnus. Tenter la grande aventure. Chacun a rêvé un jour de faire le grand saut. Pour beaucoup, ce projet est resté au stade d’utopie. Pour Jean Robert Barbette, c’est devenu réalité.Ce Belfagetin a quitté la Beligique à l’âge de 17 ans. Sa vie n’était pas un modèle du genre. Ayant arrêté l’école à 14 ans, il traînait plus souvent qu’à son tour dans des endroits peu fréquentables. Un jour, il a pris son baluchon pour partir en France. LE DEBUT DE LA GRANDE AVENTURE C’est une ville de fou: la poudreuse, le ski tous les jours... J’y suis resté un an. |
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| Il exercera cette fonction pendant 2 ans à raison de 8 dollars(350 francs belges de l’heure). Devant le refus de partenariat de la pro-priétaire, il quitte les lieux pour devenir entraîneur particulier itinérant. Du point de vue salarial, c’était bien. Mais Aspen me manquait. Il retourne finalement dans le Colorado où il loue 60 m2 pour débuter son activité. Le loyer de cette pièce revenait à 90 000 francs belges par mois. J’ai travaillé durant le premier mois pour presque rien puisque j’ai uniquement pu payer mon propriétaire. C’était au début des années 90. Je suis resté dans cette pièce humide où il n’y avait pas beaucoup de lumière durant 3 ans. C’était un passage obligé pour me faire connaître et être en règle administrativement. |
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DEMENAGEMENT OBLIGE En 1994, Jean-Robert trouve un autre local au 3e étage d’un building, juste au-dessus d’une... autre salle de sport. Mais, cette concurrence ne l’effraye guère. D’ailleurs, le grand boom s’annonce pour le Liégeois. J’ai pourtant ramé car il m’a fallu emprunter beaucoup d’argent car je n’avais pas un sou. Je me suis donc endetté pour environs 1,5 million de francs belges. Durant un an et demi, cela a bien fonctionné. Puis le propriétaire des lieux m’a signifié que si je voulais continuer à louer, je devais prendre les 400 m2 au lieu des 100 que j’occupais. |
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| Je venais à peine de rembourser mes dettes. Je suis donc reparti pour un tour de carrousel avec cette fois un emprunt de 2,5 millions pour la caution uniquement. Quant à l’espace inoccupé, je le relouais. Cela a fonctionné durant un an. Mais, comme c’était la crise à Aspen, il n’y avait plus personne pour louer. Finalement, j’ai cassé les murs pour occuper les 400 m2. Coût: 8 millions. L’hiver dernier, Jean-Robert mettait la touche finale de ce complexe spacieux, unique à Aspen. À force de construire brique par brique, Jean-Robert a accompli son rêve, devenir professeur de sport. Le succès est tel que la salle enregistre chaque année entre 20 et 25% de nouveaux membres. La salle vaut aujourd’hui 13,5 millions. Et, la succes story ne fait que commencer. |
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| À L'ASSAUT D'INTERNET En novembre 1999, Jean-Robert décide de suivre des cours d’informatique. Il en avait assez de dépendre de quelqu’un pour la confection de son site Web. Ce sont des artistes pas des hommes de marketing. Ils n’ont pas de vue globale. Moi, je connais mon produit à fond et je sais le mettre en valeur. Mais, au-delà de cette optique mercantile, le Belfa-gétin a vu une opportunité qu’il ne pouvait, en bon businessman, laisser passer. J’essaye de me positionner avec mon site au niveau international. C’est pour cette raison que j’ai acheté tous les droits de registre avec comme domaine, le terme fitness. Il faut savoir que chaque si te a son domaine et que cela se développe de manière très rapide à tous niveaux. Explications: En fait, les noms de domaines sont de plus en plus rares puisqu’il existe 250 000 mots en anglais. Ils sont presque tous réservés. Le domaine est en quelque sorté un morceau de terrain électronique. J’achète les droits de deux ans en deux ans en espérant les revendre au prix fort. C’est une forme de spéculation. La pensée commerciale américaine dans toute sa splendeur. Il faut savoir que l’achat de ces droits s’élève à près de 3 000 francs et certains, comme business.com, ont été revendus pour une somme de plus de 33,5 millions de francs belges. Jean-Robert a lui réservé les droits sur quelque 750 domaines. Pour l’instant, j’ai beaucoup de contacts mais j’attends encore avant de vendre. En fait, j’espère me séparer de l’un ou l’autre au prix fort afin d’avoir du cash pour financer mes futurs projets. Et, ce projet consisterait en fait à créer un magasin virtuel où Jean-Robert proposerait des produits dérivés. www.aspenfitness.com ou www.aspendomains.com |
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MONSIEUR 37 000 HEURES DE COURS Alors qu’aujourd’hui les affaires prospèrent, Jean-Robert se confie sur ses futurs projets, ses aspirations et ses envies. Une évocation des prochaines années. Alors qu’il a atteint un certain standing de vie et le top au niveau du fitness aux USA, Jean-Robert Barbette reste les pieds sur terre. Une confession étonnante pour quelqu’un qui se définit lui-mê- me comme un leader. Je suis parti pour relever le challenge, tenter un défi un peu fou. Et, je me rends compte que l’avantage d’avoir de l’argent, c’est qu’on peut en donner pour aider autrui. D’ailleurs, je n’ai pas de goût de luxe. J’ai un appartement avec trois chambres, je roule avec un Ford Branco datant de 1978. Je n’oublie pas d’où je viens. Par contre, le matériel de la salle et mon matériel informatique sont du dernier cri. |
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ANECDOTES
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| Avec le recul, le plus belge des habitants d’Aspen ne s’imaginait pas en haut de l’affiche. Je suis arrivé plus loin que mes rêves. D’ailleurs, je conseille à tout le monde de continuer à rêver. En Amérique, un gars qui se lève à 6 heures et qui bosse 10 à 15 heures par jour réussit. QUALITE DE VIE Gagner de l’argent, c’est bien mais ce n’est pas un but en soi. |
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